Solitude urbaine

La cité, aussi, stigmatise, exclue, marginalise les individus, les rend vulnérables. Dans la multitude, plusieurs s’isolent, volontairement, involontairement. C’est selon. Il est aussi là le contraste urbain, dans ce maelstrom de rencontres ou d’isolements, dans cette incessante marée d’individus qui se rencontrent et s’évitent sur un seul et même trottoir.

© Pierre Fraser, 2018

La photo ci-dessus est représentative de cette solitude urbaine présente dans les quartiers centraux en processus d’embourgeoisement (gentrification). L’homme au milieu de la photo, debout à l’intersection des rues St-Joseph et Monseigneur-Gauvreau dans le quartier St-Roch de Québec, entre 2014 et 2018, se pointait là chaque matin, en après-midi et en soirée.

Sa présence témoigne également de la mixité sociale, alors que les plus défavorisés, côtoyant de plus en plus de nouveaux citoyens, se voient jour après jour relégués en périphérie des quartiers centraux revitalisés.

© Pierre Fraser (Ph.D.), sociologue, 2020 / texte et photos

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