Censure littéraire au Québec

À la rencontre de la littérature québécoise

Couronnant le 25e anniversaire de l’AIEQ, le Voyage en littérature québécoise (VLQ) est un programme de formation destiné à l’enseignement de la littérature québécoise à l’étranger. Vivant, et illustré de documents d’époque et de références bibliographiques et numériques, cet outil pédagogique s’adresse aussi à toute personne désireuse de se familiariser ou d’approfondir ses connaissances dans le domaine. Présenté sous forme d’entrevues vidéo avec des spécialistes de divers genres littéraires, le VLQ repose sur l’Atlas littéraire du Québec (Fides, 2020), la plus récente synthèse parue sur le sujet, sous la direction de Pierre Hébert, Bernard Andrès et Alex Gagnon. Produites par l’AIEQ, ces entrevues sont conçues et animées par Bernard Andrès, captées et réalisées par Pierre Fraser.

Pendant la période de la domination religieuse au début du XXe siècle, les autorités religieuses ont exercé une forte pression pour censurer les livres considérés comme immoraux ou subversifs. Les livres qui abordaient des sujets tels que la sexualité, la religion, la politique et la culture étaient souvent censurés.

Tout au cours des années 1950 et 1960, la censure littéraire a perduré tout en étant fortement critiquée. Les intellectuels et les écrivains ont commencé à défendre la liberté d’expression et à remettre en question la censure. Cette période a également vu l’émergence de mouvements sociaux et culturels qui ont remis en question les valeurs traditionnelles d’un Québec jusque-là fortement imprégné de catholicisme.

Depuis les années 1970, la censure littéraire au Québec a considérablement diminué. Il y a eu une plus grande tolérance envers les idées et les points de vue différents, et la censure littéraire est devenue moins fréquente. Cependant, il y a encore des cas où des livres sont censurés ou bannis, généralement pour des raisons de contenu violent ou haineux.

Depuis 2010, au Québec, avec la montée du courant néoprogressiste, certains auteurs, artistes et personnalités publiques ont été « cancelés » ou critiqués en raison de déclarations ou de positions considérées comme offensantes ou inacceptables. Si certains intellectuels ont dénoncé ces réactions comme une forme de censure culturelle qui entrave la liberté d’expression, d’autres ont plutôt soutenu que cette censure est nécessaire pour lutter contre les discriminations systémiques et les injustices sociales afin de promouvoir l’égalité, l’inclusion et la diversité

En somme, la censure littéraire au Québec a connu des périodes de forte pression pour censurer certains livres, mais elle a aussi fait l’objet de contestations constantes qui ont conduit à une plus grande tolérance envers les idées et les points de vue différents.

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