Littératures migrantes au Québec

À la rencontre de la littérature québécoise

Couronnant le 25e anniversaire de l’AIEQ, le Voyage en littérature québécoise (VLQ) est un programme de formation destiné à l’enseignement de la littérature québécoise à l’étranger. Vivant, et illustré de documents d’époque et de références bibliographiques et numériques, cet outil pédagogique s’adresse aussi à toute personne désireuse de se familiariser ou d’approfondir ses connaissances dans le domaine. Présenté sous forme d’entrevues vidéo avec des spécialistes de divers genres littéraires, le VLQ repose sur l’Atlas littéraire du Québec (Fides, 2020), la plus récente synthèse parue sur le sujet, sous la direction de Pierre Hébert, Bernard Andrès et Alex Gagnon. Produites par l’AIEQ, ces entrevues sont conçues et animées par Bernard Andrès, captées et réalisées par Pierre Fraser.

Catherine Khordoc brosse ici le parcours des littératures migrantes au Québec. Si, au début des années 1970, les littératures migrantes étaient surtout représentées par des auteurs d’expression française en provenance d’autres régions francophones du Canada, c’est au cours des années 1980 et 1990, qu’il y a eu augmentation de la présence d’auteurs d’expression française en provenance d’autres pays, notamment d’Afrique et d’Haïti. Avec les années 2000, une plus grande diversification s’est opérée avec des auteur.e.s d’expression française en provenance d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe de l’Est. Au cours des dernières années, les littératures migrantes ont gagné en visibilité et en reconnaissance au Québec, grâce à la publication de nombreux romans, recueils de nouvelles, poèmes et essais par des auteur.e.s migrant.e.s.

Si, au cours des années 1970, la littérature migrante au Québec a commencé à émerger avec l’arrivée d’écrivains d’origine immigrée qui ont apporté une nouvelle perspective sur les expériences de migration et d’intégration au Québec, et si au cours des années 1980, les écrivains d’origine immigrée ont également commencé à être plus présents dans les médias et à recevoir des prix littéraires, c’est avec l’arrivée des années 1990, que cette littérature a de plus en plus évolué pour inclure des sujets tels que la diaspora, la mémoire collective et les relations entre les générations. Les écrivains d’origine immigrée ont également joué un rôle de plus en plus important dans la société québécoise en tant que militants pour les droits des immigrants et les minorités.

Au cours des années 2000, sous le signe d’une reconnaissance croissante de la diversité culturelle de la part de la société québécoise, les écrivains d’origine immigrée ont continué à explorer des thèmes tels que l’identité culturelle, la discrimination, l’exclusion sociale, les relations interculturelles et les questions de genre. La littérature migrante a également commencé à être enseignée dans les écoles et les universités, renforçant sa reconnaissance en tant que partie intégrante de la littérature québécoise.

Toutefois, c’est depuis les débuts de la décennie 2010, que les écrivains d’origine immigrée ont également commencé à être plus présents dans les médias et à recevoir des prix littéraires, qu’ils ont également joué un rôle de plus en plus important dans la société québécoise en tant que militants pour les droits des immigrants et les minorités, renforçant l’importance de la littérature migrante dans la société québécoise, contribuant à diversifier la littérature québécoise en introduisant des voix et des expériences culturelles diverses.

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