Patrimoine

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Le patrimoine religieux bâti du Québec est à la croisée des chemins. Depuis la Révolution tranquille du début des années 1960, celui-ci, au fil du temps, s’est détérioré au rythme de l’effritement de la pratique de la foi catholique. Le Québec se retrouve donc avec un patrimoine bâti important. Ce vaste parc immobilier, qui n’a plus tout à fait vocation au culte religieux, se retrouve confronté à des choix qui ne sont pas si simples. Cette web série veut donc mettre en lumière les défis qui sont posés.  


La concertation est-elle possible ?

Les différents intervenants au dossier du patrimoine religieux bâti ont de quoi inquiéter face au futur de celui-ci. Comment concilier à la fois les positions de l’Église catholique, du Ministère de la culture, et des citoyens ? La question, loin d’être vaine, mérite que l’on s’y attarde tout particulièrement avant que ce patrimoine ne disparaisse bel et bien.


Une urgence qu’on ne lit pas

Pour plusieurs intervenants en matière de patrimoine religieux bâti, il y a une urgence que la société québécoise ne lirait pas. La chose n’est pas si simple qu’il y paraît à prime abord, car plusieurs acteurs sont impliqués dans ce dossier qui est à la fois autant politique que culturel. En cette époque d’oblitération de la mémoire collective, la chose semble tomber sous le sens.


Fermeture de l’église St-Jean-Baptiste de Québec, un scénario de plus en plus rejoué

Cette capsule est la seule archive vidéo existante qui témoigne de la fermeture de l’église St-Jean-Baptiste de Québec. Dans un contexte où les fermetures d’églises passent parfois à la trappe de l’histoire, rendre compte de ces événements devient un devoir de mémoire face à notre passé et à notre culture en tant que peuple.


Une stratégie d’abandon

L’historien et bibliothécaire Gilles Gallichan explique comment le patrimoine religieux fait parfois face à une stratégie qui consiste à le laisser se détériorer graduellement jusqu’à ce qu’il devienne un « enjeu de sécurité publique ». De là, le bâtiment religieux devenant irrécupérable, tombe sous le pic des démolisseurs. Toutefois, est-il nécessaire que tous les bâtiments religieux soient préservés ?


Un patrimoine en perdition

Il faut aborder le patrimoine religieux en tant que lieu de mémoire, de support et de médiation de l’expérience et de la foi religieuses, ainsi que de transmission du sens et des valeurs. Ces biens ont été constitués, construits, fabriqués ou acquis dans le contexte des fonctions inhérentes ou corollaires à la mission religieuse, institutionnelle ou sociale de leur propriétaire ou à des fins de témoignage. [source]


Qui a la responsabilité de ce patrimoine ?

Dans cette capsule de la série documentaire « Le défi du patrimoine religieux », le curé Pierre Gingras, curé de la paroisse St-Jean-Baptiste de Québec, l’historien de l’architecture, Luc Noppen, et le responsable de la Direction des Fabriques du Diocèse de Québec, Rémy Gagnon, abordent différents aspects relatifs à la question de la responsabilité envers le patrimoine religieux bâti. Les constats sont désolants plutôt qu’encourageants.


Une reconversion d’église réussie

Dans le comté de Bellechasse au Québec, la paroisse de St-Michel de la Durantaye est parvenue, à travers un consensus collectif, à faire de son église à la fois un lieu de culte et une salle communautaire. Comme le souligne l’équipe à l’origine de ce projet, il était impensable que se perde l’héritage de ces ancêtres qui avaient une foi et qui l’ont exprimé dans la construction de ce bâtiment.


Trois-Rivières mise sur un processus de concertation

Le comité sur l’avenir des églises du diocèse de Trois-Rivières a opté pour une double approche : lucidité et collaboration face à son patrimoine religieux bâti. Lucidité, dans le sens où il faut se rendre à une évidence celle de la situation financière des fabriques d’ici dix ans. Collaboration, dans le sens où tous les acteurs doivent être impliqués afin de préserver ce qui est préservable.


Les bâtisseurs d’églises

Animés d’une foi religieuse, il fut un temps où, au Québec, nos ancêtres bâtissaient des églises. L’historien de l’architecture, Marc Grignon, dévoile les plans originaux de l’église St-Jean-Baptiste de Québec, alors que Carole Jacques-Savaria explique comment toute une communauté s’impliquait autrefois dans la construction d’une église.


Une architecture qui élève

Une église c’est aussi une transcendance architecturale, un bâtiment qui proposent un ailleurs. Son architecture fonctionne comme un théâtre. Il fut un temps où l’église signifiait un investissement collectif dans l’ailleurs, un ailleurs sacré. L’église, même dans un espace laïc, est aussi un espace déconnecté de la vie quotidienne. Le bâtiment impose une certaine attitude, celle de la méditation et d’une réflexion, bien nécessaires en ces temps bouleversés.


Un devoir de mémoire

On ne se rend pas compte à quel point la mémoire de l’histoire doit être préservée. En cette époque où la tendance est à la réécriture de l’histoire de la civilisation occidentale, il y a un devoir de mémoire face à ce patrimoine religieux bâti qui a construit l’identité de tout un peuple.


Un patrimoine en héritage

Les spécialistes mettent en garde contre les risques de disparition, de dispersion et de dissociation des biens du clergé. Au Québec, cette situation touche particulièrement l’Église catholique, dont le patrimoine religieux est le patrimoine le plus ancien et le plus riche du Québec, plus particulièrement pour les francophones catholiques qui constituent 85 % de la population. [source]