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La notion voulant que la nature constitue une limite absolue est sur son déclin. Le corps, conçu comme un projet, ouvre dorénavant des possibilités inédites, puisqu’il est possible de le transformer et de le modifier. Retravailler le corps et le refaçonner n’est plus simplement une question de savoir s’il est possible ou non de le faire.  Le corps est devenu un vaste chantier, le chantier de tous les possibles, le chantier de l’identité, le chantier de l’ultime identification à soi. Le corps est devenu une destination. (Pierre Fraser, Ph.D., sociologue)


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Biotechnologies, bioinformatique, intelligence artificielle, nanotechnologies, neurotechnologies, sciences cognitives, plusieurs disciplines scientifiques sont convoquées pour repenser le corps, le transformer, le reconfigurer et le conduire aux portes d’une espérance de vie et de santé largement prolongée.  Pour le transhumanisme, la mort n’est pas un horizon indépassable. La mort est désormais considérée comme un problème d’ingénieur, autrement dit, réparer ce qui fonctionne mal et ce qui est défectueux.


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Le corps est devenu une vaste entreprise de gestion du risque et de domestication de l’incertitude. L’incroyable déploiement scientifique, technologique et médical est susceptible de révéler les défaillances potentielles du corps et provoque chez l’individu le sentiment d’une constante proximité avec le fait que le corps peut trahir à tout moment. C’est l’horizon de la peur fondé sur le rapport d’un fragile équilibre entre, d’une part, le niveau d’aversion naturelle de l’être humain envers la variabilité et l’incertitude, et d’autre part, le niveau d’inclination de l’être humain envers la stabilité et la certitude.